L’eau, indispensable pour la santé et l’hygiène des enfants

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau du 22 mars, l’UNICEF rappelle l’importance capitale de l’eau en matière d’hygiène et d’assainissement.

Dans un contexte de forte croissance démographique mondiale, plus de 780 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l‘eau potable. 2,5 milliards ne bénéficient pas d’une hygiène suffisante. Si cette tendance devait se poursuivre, ces chiffres resteraient à un niveau inacceptable en 2015, date butoir desObjectifs du millénaire pour le développement. Le but final, lui, est encore plus ambitieux : parvenir à unecouverture universelle des besoins en termes d’hygiène et d’assainissement.

Des progrès impressionnants

L’espoir est pourtant de mise, tant les progrès réalisés par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé portent leurs fruits : dans le monde, plus de deux milliards de personnes ont obtenu un accès à des points d’eau améliorés et 1,8 milliard à l’assainissement entre 1990 et 2010. Un bilan impressionnant, en particulier au vu des progrès des pays partis d’un très bas taux d’accès et confrontés à une forte croissance démographique. Par ailleurs, l’objectif visant à réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas un accès durable à un approvisionnement en eau potable entre 1990 et 2015 a été atteint dès 2010.

Les défis à venir

Bien sûr, le travail est bien loin d’être terminé : nombreux sont ceux qui n’ont toujours pas accès à l’eau potable. Et ils sont 1,2 milliard de personnes dans le monde à ne disposer d’aucune toilette ni de quelconque installation sanitaire, avec les risques de maladies qui découlent de ces conditions d’hygiène détériorées.

Parmi les points à améliorer, il faut poursuivre les efforts pour réduire les disparités entre zones urbaines et rurales et les inégalités liées à la pauvreté. Deux axes de travail dont on sait qu’ils auront des effets spectaculaires dans les pays d’Afrique subsaharienne et d’Océanie.

Plus globalement, les défis à venir sont nombreux. Sécurité sanitaire, fiabilité de l’approvisionnement en eau potable et pérennité des installations d’assainissement : dans ces domaines, l’essentiel reste à accomplir.

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Nuit de l’eau 2013

Grenoble est une ville sportive. Van Tang, jeune mère de famille de 34 ans, aussi. Mais quand cette nageuse émérite s’est demandé comment concrétiser son envie d’engagement, elle n’avait pas forcément l’effort physique comme impératif. C’est en rencontrant la présidente de l’UNICEF pour l’Isère, en 2012, qu’elle apprend l’existence du « Défi de l’eau ».

A l’occasion de la Nuit de l’eau (organisée cette année le 1er juin dans toute la France), le Défi propose un challenge unique à tous les nageurs, débutants ou confirmés, seuls ou en équipe :nager en faisant sponsoriser ses longueurs par son entourage, à raison de 5 euros par longueur. L’objectif : effectuer au moins 10 longueurs pour un minimum de 50 euros collectés. Tous les fonds ainsi réunis permettent de venir en aide aux enfants du Togo en améliorant l’accès à l’eau potable.

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Collecter pour nager

Van accroche tout de suite au concept et décide de mobiliser au sein de son club de natation, vite conquis. Le personnel de la grande entreprise grenobloise où Van est salariée n’échappe pas au lobbying intense de la maman, née au Vietnam. La vingtaine de collègues qui se jettent à l’eau ne le regretteront pas. Mais il a d’abord fallu expliquer le concept : « Ils pensaient que l’on devait collecter pour nager, alors que c’est l’inverse : on collecte, puis on nage », rappelle Van avec malice. Pour trouver des fonds, c’est la plateforme de collecte en ligne Alvarum qui est utilisée. En plus de la page collective de l’événement, chaque participant dispose de son espace et peut ainsi suivre l’évolution des dons qu’il a lui-même collectés. « Ca a créé une grosse émulation dans l’entreprise, se souvient Van. Chacun voulait dépasser les résultats de son voisin ».

Ça bouge !

De leur côté, les donateurs apprécient de connaître l’utilisation concrète de leur participation et la dynamique positive autour de la Nuit de l’eau. Pour tout le monde, comme le résume Van, le Défi de l’eau est « un événement festif, solidaire et simple à mettre en œuvre ».

Curieuse, avide de nouvelles rencontres, éprise de voyages, Van aime « quand ça bouge ». Alors, pour l’édition 2013 de l’évènement UNICEF, elle a carrément décidé de frapper aux portes de plusieurs entreprises de Grenoble et de sa région pour continuer, à plus grande échelle, tout le travail abattu l’an dernier : expliquer, gérer, fédérer et « motiver les équipes ». Ses nouveaux collègues de Sourires d’enfants, l’ONG de solidarité grenobloise où Van a décidé de poursuivre son chemin professionnel, peuvent déjà sortir les maillots.

La Nuit de l’eau pour le Togo

Organisée le 1er juin de 17h à minuit dans les piscines de France, la Nuit de l’eau a pour objectif de collecter des fonds au profit du programme WASH (eau, hygiène, assainissement) de l’UNICEF au Togo. Lors des cinq précédentes éditions, 675 000 euros ont pu être transférés au Togo. Et si nous nous mobilisions pour atteindre les 1 000 000 € de dons en 6 ans ?

Toute la nuit, les clubs de natation organiseront des animations festives, éducatives et solidaires (comme le Défi de l’eau) sur le thème de l’eau ouvertes à tous.

Cette année encore, Alain Bernard sera le parrain d’honneur de cette opération et se jettera à l’eau pour soutenir les enfants du Togo.    Rejoignez-le !